"Si l'opinion ne donne pas le talent, elle le gâte toujours.
L'opinion d'un artiste doit être la foi dans ses oeuvres, et son seul moyen de succès le travail.
"

[Honoré de BALZAC]


 

DELCOURT, Eric, Henri, Marie
(27 mars 1970 / 20 ??)
Concept masculin / invariable / inclassable
Auteur – acteur contemporain français

 

Sang mêlé, d'origine Ariégeoise, famille du terroir, Français de souche par sa mère, JACQUELINE PUJOL, et du sang noble Vénézuélien par son père.

Famille nombreuse et soudée du sud de la France, un grand-père illustre et important, ROGER PUJOL, résistant de la première heure, commissaire de police lors des heures roses, puis sombres à Alger, qui finira sa carrière comme contrôleur général de la police nationale, auréolé de la légion d'honneur.

C'est beaucoup plus rocambolesque et romanesque du côté de son père. Car il faut savoir que l'histoire de son nom, "DELCOURT", est à elle seule un roman de gare, et reflète aussi peut-être le parcours atypique d'ERIC. Car ERIC aurait dû, selon la logique, porter le nom de son grand-père paternel, SALDIVIA, un brillant et jeune Vénézuélien venu étudier la médecine à Paris.

FILIPE SALDIVIA rencontre LUCIENNE MINIOT dit BARBARA, apprentie comédienne, clône de MARLENE DIETRICH, frivole et légère qui tombe enceinte du beau Vénézuélien qui quittera précipitamment la France au moment de la guerre d'Espagne en 1936, sans connaître l'état de BARBARA.

Le petit ROLAND naît sans père officiel et il ne sera reconnu civilement que beaucoup plus tard par HENRI EDELSTEIN, brillant homme d'affaires, grand résistant dès 1939, qui, pour protéger ses enfants et sa famille, francise son nom sous le patronyme de "DELCOURT" et accepte pour BARBARA de devenir le père adoptif de ROLAND.

HENRI DELCOURT, bras droit de ROBERT HERSANT (créateur de l’auto-journal dont ROLAND sera le benjamin pendant plusieurs années, puis reporter militaire en Algérie, avant de finir rédacteur pour un grand magazine de télévision) a plusieurs cordes à son arc, dont la fonction de scénariste, de JEAN-PIERRE MELVILLE entre autres.
Il enseigne une culture cinématographique à ERIC, à travers des films savamment sélectionnés mais surtout par la lecture de nombreux scénarios annotés que ERIC dévore avec curiosité et passion, quand d'autres au même âge découvraient la littérature classique et les compagnons de la croix rousse.

Eric se mit alors à apprendre par coeur les dialogues de tous les films qu'il voyait, et à s'inventer des situations de jeu à haute voix, seul dans sa chambre, tout en écrivant des dialogues sans histoire, des tonnes de dialogues menant nulle part... pour l'instant !

ERIC a un temps l’envie d’utiliser le pseudonyme de SALDIVIA pour sa carrière mais, ayant appris tardivement ce secret de famille, il signait déjà ses œuvres sous le nom de DELCOURT.

SALDIVIA deviendra finalement le nom de nombreux de ses personnages dans ses futurs scénarios.

ERIC est né dans la banlieue parisienne dans le “9.1” où il grandit heureux jusqu'à 15 ans, auprès de CAROLINE, sa soeur ainée, et ses parents aisés mais pas fortunés. Le chômage pointe son nez au début des années 1980, Roland perd son emploi, et ses parents décident pour s'en sortir, de monter un restaurant.
ERIC, livré alors à lui-même, rêve d'une carrière de tennisman, mais, se révélant trop manche avec une raquette, évolue alors dans "la cité de la Vanne" du bout de la rue, au sein d'une bande de manouches qui multiplient les inepties et “conneries”  d’ados rebelles acnéïques revoltés contre… pas grand chose finalement !

Il faillit mal tourner et une rupture familiale importante va arriver.
C’est ainsi l’arrêt de sa scolarité fin de 4ème pour un apprentissage qui va alors transformer sa vie et dessiner son destin.

ERIC, à 15 ans, migre à Toulouse, chez sa tante et son oncle, où il restera jusqu'à 27 ans pour faire carrière dans l’hôtellerie.
Il rentre de plein fouet dans la vie active et apprend avec bonheur ce qui deviendra sa passion.

Mais l’âme de l’artiste qui sommeille en lui pointe doucement son nez et, tout en continuant son activité, il s’essaye à la réalisation de court-métrage avec les moyens du bord, et organise des spectacles dont il écrit les sketches.
Auteur à ses heures perdues, cet autodidacte a l’envie de se lancer dans l’artistique en pensant avoir quelque chose à faire.

C'est à la suite de l'envoi de son premier scénario intitulé "REQUIEM", à des personnalités comme AGNES JAOUI ou bien MARCEL JULLIAN et surtout de leur réponse que ERIC décide de se plonger dans l'écriture.
MARCEL JULLIAN, dans une lettre réponse manuscrite que ERIC conserve précieusement, écrit à son propos : "Vous avez un bonheur de plûme qui témoigne d'une légitimité à écrire".

ERIC quitte Toulouse et tout ce qu’il y avait construit après 10 ans pour débarquer sur un coup de tête à Paris en 1998.

Il rejoint une scène ouverte de café-théâtre créée par JEAN-LUC LEMOINE et VINCENT AZE et intègre l’équipe en devenant rapidement l’un des principaux piliers.
Ce sera alors pendant 2 ans, tous les vendredi soirs "LES SOIREES TBH" (tendresse et bonne humeur).

Le "TBH" se révèle être un véritable laboratoire artistique, un atelier d’écriture, un vivier de concentré de talents au m2 et un apprentissage de la scène évident qui fait rapidement prendre conscience à ERIC son sens du rythme, de la rupture, sa puissance comique et son rapport avec le public.
Au fil des sketches qu’il écrit et joue avec ses complices, il affirme sa patte d’auteur et affine son jeu d’acteur.

Il rencontre pour l’occasion sa muse de comédie et son binôme scènique : la délicieuse, talentueuse et jolie MARIE MONTOYA.

Puis avec ce même AZE, il créé un duo comique “double vitrage blindé “ qui connait son heure de gloire en même temps que les débuts de ELIE ET DIEUDONNE, DANY BOON, BRUNO SALOMONE, ERIC COLLADO, GERALD DAHAN, SANDRINE ALEXIS, TOMER SISLEY, JEAN DUJARDIN etc …

Il écrit dans la foulée à 4 mains, toujours avec AZE, sa première pièce “DROITS DE SUCCESSION”, comédie à succés dans laquelle il joue avec l’équipe TBH, des rôles écrits sur mesure (500 dates / Petit théâtre de Paris / Café de la gare / Bobino). Il cèdera les droits cinématographiques à SAMUEL HADIDA.

Suivra ensuite “HORS-PISTE”, écrite, mise en scène et jouée par ses soins , qui ne vivra malgré le succès que 90 dates à la Comédie de Paris avec à nouveau MARIE MONTOYA dans l’un des rôles principaux qui explose aux yeux du public, une révélation totale.
Il cèdera également les droits cinématographiques à OUTSIDER PRODUCTION et GAUMONT.

A ce jour, les scénarios adaptés des deux pièces sont écrits et en cours de développement.

Il participe activement durant l’année 2000 au "PACTE DES LOUPS" de CHRISTOPHE GANS. D'abord en tant qu’acteur, ERIC décroche le 23ème rôle parlant du film. Il interprètera l'aide de camp "BEAUTERNE" : 3 séquences, dont une à cheval, et 1 mn 10 de plan séquence face à SAMUEL LE BIHAN, MARC DACASCOS et YOHAN LEYSEN, sa minute de gloire, presque 8 millions d'entrées salles, son record à ce jour !

Il devient aussi, grace à la bénédiction de BERNARD SAVIN-PASCAUD, 2ème assistant figuration et, ensemble, partagent cette épique aventure durant quasiment toute une année. BERNARD, l'ange-gardien du film, devient désormais celui d'ERIC.

Il développe ensuite des projets de scénario pour SAMUEL HADIDA via METROPOLITAN FILM EXPORT, qui met à sa disposition un bureau sur les Champs-Elysées.

Il réalise via sa première société de production ISATIS PRODUCTION avec BERNARD SAADA son seul et unique court-métrage à ce jour : “DERNIERE FLAMME”.

Il rencontre JEAN-LUC MOREAU, grand metteur en scène de vaudevilles avec lequel il collaborera artistiquement à l’écriture et à la mise en scène de “LA SALLE DE BAIN” d’ASTRID VEILLON et “UN BEAU SALAUD” avec BERNARD TAPIE.

Il fera pour un épisode à la télévision “LE MULET” de l’IGS qui veut coincer le Commissaire VALENCE, interprété par son “pote” BERNARD.

Il fera ensuite un guest très remarqué en dealer colombien nommé “IBANEZ” dans “DUVAL ET MORETTI” (M6).

Puis deux “panouilles” cinématographiques : “IMMORTELLE” de ENKI BILAL et “MILLE MILLIEMES, FANTAISIE IMMOBILIERE” de REMI WATERHOUSE.

Il adapte sur commande et met en scène une comédie anglaise de SAM BRODERICK et RON CLARCK “NORMAN IS NOT HERE” devenue le talon d’Achille à la Comédie de Paris.

Puis il fait l’acteur dans deux comédies à succès “SURPRISES ET CONSEQUENCES” puis “1, 2, 3, SARDINE” durant deux saisons.

Il écrit et joue dans “LA SOEUR DU GREC”, mise en scène par JEAN-LUC MOREAU, pour plus de 700 représentations de la Comédie Bastille au Théâtre Fontaine, pour finir au Splendid et une tournée province et Benelux, ainsi qu’une captation en direct très remarquée sur France 4 et TV5 Monde.

Il est nommé en tant que meilleur auteur et meilleure comédie au Raimu de la comédie en 2006 pour “LA SOEUR DU GREC”.

En mai 2007, en plein Festival de Cannes, il démarre le tournage de son premier long-métrage, qu’il a écrit et dont il a convaincu la production et les chaînes de tv d’en interpréter le personnage principal.

“NUIT CANNOISE” sera réalisé par CHRISTIAN VANDELET, dont ce sera le premier long-métrage, et sera interprété également par BERNARD FARCY et ALISON PARADIS dans les rôles principaux.
Après seulement 8 jours de tournage, le film s’arrête brusquement par manque de moyens financiers et de litige entre les différents co-producteurs.

“NUIT CANNOISE” est, à ce jour, arrêté et repoussé pour un problème juridique, en attente du procès en cours avec la production dont ERIC essaye de récuperer les droits pour finir ce tournage au printemps prochain, via sa société de production.

A ce jour, 14 minutes utiles et 4 séquences montées et etalonnées sont visibles dans la rubrique “vidéos” de ce site.

Il est repéré dans “LA SOEUR DU GREC”, comme AUDREY DANA et CYRILLE ELDIN, par CLAUDE LELOUCH qui l'engage pour donner la réplique à MICHELE BERNIER en mari volage dans “ROMAN DE GARE”.

Parallèlement, DELCOURT a écrit avec MARIE MONTOYA (qui incarnera le rôle principal), son premier long-métrage qu’il doit réaliser prochainement : “LE MONDE MERVEILLEUX DE BLANDINE PUJOL”.

Il monte, en 2008, une société de production “TATTOO FILMS” avec 3 associés, qui sera désormais sa vitrine et co-produira toutes ses nouvelles créations ainsi que de jeunes artistes.
A ce jour, TATTOO FILMS est co-producteur de plusieurs spectacles sur Paris.

En avril 2008, il donne une nouvelle chance à “HORS-PISTE” dans une nouvelle version, entièrement remaniée, au Théâtre Fontaine. Il y interprète le rôle de l'époque comme MARIE MONTOYA mais, cette fois, il partage la mise en scène avec DOMINIQUE DESCHAMPS.

Le succès mènera “HORS-PISTE” au sommet du box-office; d'avril 2008 du Théâtre FONTAINE au Théâtre de la RENAISSANCE, en passant l'été 2009 au Théâtre du Splendid, pour terminer la boucle hiver 2010 au Théâtre FONTAINE, dépassant ainsi les 500 dates de représentations et continuer actuellement sa course à la Comédie Bastille.

Il recevra d’ailleurs en juin 2008 “L’affiche d’or” pour la 300ème de “HORS-PISTE”, ce qui équivaut au disque d’or en musique, récompensant ainsi le succès de la pièce et le nombre de spectateurs puis en mars 2010 pour la 500ème de "HORS-PISTE", il reçoit l'affiche de Platine.

DELCOURT sera à nouveau nominé pour le prix du public et comme meilleur auteur au Raimu de la comédie de l’année 2008 pour “HORS-PISTE”.

Il adapte et dialogue également en scénario, avec la collaboration de NICOLAS HERMAN, le roman de RENE COPPANO (ancien commissaire de la BRB à Marseille) "DE PROFONDUS AMEN", qui s'intitule désormais "IL ETAIT UNE FOIS A MARSEILLE". Une saga marseillaise ambitieuse et onéreuse qui, pour l'instant, reste en sommeil, malgré des avis positifs et des approches d'acteurs de poids intéressés par cet énorme projet.

Sur scène actuellement, "LE DELAI" -dont il a confié la mise en scène à FELICIA MASSONI et ELIE ALEXANDRE LE HOANGAN- s'est joué à la Comédie Bastille pour 60 dates exceptionnelles avec NICOLAS HERMAN et reprendra pour 60 nouvelles dates en janvier 2011 dans un autre théâtre Parisien.

Parallèlement, la suite de "HORS-PISTE", intitulée "HORS-PISTE AUX MALDIVES", est d'ores et déjà prévue pour la rentrée Théâtrale de la saison 2011 au Théâtre FONTAINE.

Il déborde également de projets de films, de séries télé en cours de dévelopement dans diverses productions, et écrit à ses “peu” d’heures perdues, et donc à son rythme , son premier roman qui s’intitule : “ET PENDANT CE TEMPS LA A ROLAND GARROS !”.

Parrallèlement, comme une parenthèse dans son parcours de vie artistique, ne se lançant pas dans une carrière, il s’auto-produit la maquette d’un album dont il écrit et interprète ses textes que WOODBRIGE a su magnifiquement orchestrer.
il compte le sortir à la rentrée, après un passage en studio avec des musiciens de poids.

Le titre de l’album est à son image : "INCLASSABLE(S)".